IPv6 : pour quoi faire ?

La mise à disposition d’un nombre illimité d’adresses va permettre d’attribuer une adresse (IP) fixe (ou permanente) à tout objets informatiques, électroniques et électriques...

Les principales motivations qui ont été derrière l'apparition de l'IPv6:

  1. l'extension immense de l’espace d'adressage : encodage de l'adresse sur 128-bits au lieu de 32-bits, permettant ainsi de connecter des milliers de milliards d'équipements et de réseaux, dans  l'objectif d'assurer la communication entre tous les appareils électroniques via l'Internet, et la création et le développement de nouveaux services.
  2.  La communication directe entre les parties, sans recours aux mécanismes de translation des adresses réseau (Network Address Translation ou NAT)
  3.  Réduction des tables de routage
  4. Amélioration du protocole en vue d'accélérer le traitement des paquets et de l'accès à l'information
  5. Intégration de mécanismes de sécurité de  la communication et de l'information dans le protocole
  6. Intégration des fonctionnalités liées à la mobilité
  7. L’intégration de classes de qualité de service (QoS).
  8. Faciliter la diffusion multidestinataire en permettant de spécifier l'envergure,
  9. Donner la possibilité à un ordinateur de se déplacer sans changer son adresse,
  10. Permettre au protocole une évolution future,
  11. Accorder à l'ancien et au nouveau protocole une coexistence pacifique.

Il n’est pas évident, actuellement, d’affirmer ce que pourrait être un Internet tirant parti des possibilités d’IPv6. Plusieurs caractéristiques de ce protocole pourraient susciter une vague d’applications et d’usages nouveaux : son nombre immense d’adresses publiques, ses mécanismes intégrés pour la sécurité, l’auto configuration des hôtes, leur mobilité d’un réseau à l’autre, et des possibilités d’extension prévues au sein même du protocole. L’abondance d’adresses publiques, en particulier, devrait entraîner une vague d’innovations en rétablissant le principe du bout-en-bout, la capacité de se connecter à un hôte depuis un point quelconque du réseau.
Débarrassé des contraintes d’IPv4, un Internet v6 s’ouvrirait à d’autres applications. IPv6 rendrait possible les réseaux de capteurs à une échelle suffisante pour la gestion du trafic routier, la logistique des marchandises, les mesures de pollution, la diffusion d’alertes, la surveillance météo ou celle des séismes, etc. Sans la nécessité du NAT, les programmes de messagerie gagneraient en simplicité et en coût engendrés par des adaptations non standard et complexes,  les terminaux mobiles pourraient avoir un accès direct et non restreint à Internet et être accessibles avec des protocoles P2P7, XMPP8 ou SIP9.

7. http://en.wikipedia.org/wiki/Peer-to-peer : Peer to Peer typically used for connecting nodes via largely adhoc connections

8. http://www.ietf.org/rfc/rfc3921.txt et http://www.ietf.org/rfc/rfc3920.txt : Extensible Messaging and Presence Protocol originally aimed at near-real-time, extensible instant messaging (IM)

9. http://www.ietf.org/rfc/rfc3261.txt : The Session Initiation Protocol (SIP) is a signalling protocol, widely used for setting up and tearing down multimedia communication sessions such as voice and video calls over the Internet.

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